La vie d’un sapeur-pompier volontaire évolue au fil des années. Changement professionnel, études, difficultés familiales, problème de santé ou besoin de prendre du recul : certaines situations peuvent rendre temporairement impossible la poursuite normale de l’engagement.
Contrairement à une idée reçue, un SPV n’est pas obligé de démissionner lorsqu’il rencontre une difficulté passagère. Le Code de la sécurité intérieure prévoit la possibilité de suspendre son engagement sous certaines conditions.
👉 Référence légale :
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000025503132/LEGISCTA000029656776/
Mais que signifie réellement une suspension d’activité ? Quels sont les droits du volontaire ? Quelles sont les conséquences sur l’ancienneté, l’avancement ou la prestation de fidélisation ?
Le SSPVF fait le point.
La suspension d'activité : une possibilité prévue par la loi
Le Code de la sécurité intérieure permet au sapeur-pompier volontaire de demander la suspension de son engagement pour différents motifs :
- Raisons familiales ;
- Raisons professionnelles ;
- Études ou formation ;
- Raisons universitaires ;
- Congé parental.
La suspension est prononcée pour une durée minimale de six mois.
Cette disposition permet à de nombreux volontaires de traverser une période compliquée sans être contraints de quitter définitivement le service.
Suspension ou démission : attention à ne pas confondre
Dans de nombreux cas, la suspension constitue une alternative bien plus adaptée que la démission :
- Mutation professionnelle ;
- Création d’entreprise ;
- Études longues ;
- Difficultés familiales temporaires ;
- Congé parental ;
- Situation médicale passagère.
Une démission met fin à l’engagement.
La suspension permet au contraire de préserver la possibilité d’un retour ultérieur dans son centre de secours.
Que se passe-t-il pendant la suspension ?
Pendant la période de suspension :
- Le SPV ne participe plus aux interventions ;
- Il n’effectue plus de gardes ;
- Il ne réalise plus d’astreintes ;
- Il ne perçoit plus les indemnités liées à l’activité opérationnelle.
En revanche, il conserve son grade.
Cette nuance est importante car beaucoup de volontaires pensent à tort qu’une suspension entraîne automatiquement une perte du grade ou une radiation.
Quel impact sur l'ancienneté ?
La suspension n’est pas neutre sur la carrière.
Les périodes de suspension ne sont pas prises en compte pour :
- l’ancienneté ;
- les services effectifs ;
- certains critères d’avancement.
Autrement dit, le compteur est temporairement mis en pause.
Avant toute demande de suspension, il est donc conseillé d’évaluer précisément les conséquences sur son parcours.
La suspension pour raison médicale
Lorsqu’un SPV ne répond plus temporairement aux conditions médicales nécessaires à l’exercice de ses missions, une suspension peut également être prononcée.
Dans certaines situations, le volontaire peut être maintenu dans des missions non opérationnelles après avis médical.
Cette question est particulièrement sensible lorsqu’il s’agit d’un accident ou d’une maladie liée au service.
👉 À ce sujet, consultez également notre article :
Attention aux arrêts maladie de longue durée
Depuis les dernières évolutions réglementaires, un arrêt de travail prolongé peut avoir des conséquences sur l’engagement SPV.
Toutefois, lorsqu’il s’agit d’un accident reconnu imputable au service ou d’une maladie contractée à l’occasion du service, des protections particulières existent.
En cas de difficulté, il est important de ne jamais rester seul face à l’administration.
La reprise d'activité
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À l’issue de la suspension, le retour à l’activité nécessite généralement une visite médicale d’aptitude.
Cette visite permet de vérifier que le volontaire remplit de nouveau les conditions nécessaires à l’exercice de ses fonctions.
Le retour n’est donc pas toujours automatique et mérite d’être anticipé.
Les précautions à prendre avant de signer
Le SSPVF recommande systématiquement :
✅ de demander une décision écrite ;
✅ de vérifier les dates de début et de fin ;
✅ de conserver tous les échanges avec le SDIS ;
✅ de demander les conséquences précises sur l’ancienneté ;
✅ de vérifier les incidences éventuelles sur les formations ou l’avancement.
Comme pour une convocation ou une procédure disciplinaire, il est préférable de bien comprendre les conséquences d’une décision avant de l’accepter.
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Le regard du SSPVF
La suspension d’activité est un outil utile permettant aux sapeurs-pompiers volontaires de traverser une période difficile sans mettre fin définitivement à leur engagement.
Elle ne doit jamais devenir un moyen déguisé d’écarter un volontaire ou de contourner ses droits.
Chaque situation mérite une analyse individuelle.
Lorsque des questions se posent sur les conséquences administratives, médicales ou disciplinaires d’une suspension, il est préférable de se faire accompagner.
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Besoin d'aide ?
Vous êtes concerné par :
- une suspension d’activité ;
- une inaptitude temporaire ;
- une difficulté avec votre SDIS ;
- une procédure administrative ;
- une question sur vos droits ;
Le SSPVF peut vous accompagner dans la compréhension des textes et dans vos démarches.
À retenir
✅ Une suspension n’est pas une démission.
✅ Le grade est conservé.
✅ L’ancienneté est généralement suspendue.
✅ Une visite médicale peut être nécessaire pour reprendre.
✅ Avant toute décision, faites-vous expliquer précisément les conséquences.
✅ En cas de doute, demandez conseil avant de signer.
Le SSPVF est là pour défendre les droits des sapeurs-pompiers volontaires et les accompagner dans leurs démarches. 🚒🇫🇷

